Partie 2, le plan des Hyper fréquences

Les hyperfréquences désignent généralement les ondes électromagnétiques dont la fréquence est comprise entre 300 MHz et 300 GHz, correspondant à des longueurs d’onde allant de 1 mètre à un millimètre. C’est dans cette gamme que les ondes électromagnétiques se sont le plus développées ces dernières années, et les évolutions technologiques en cours et à venir vont encore augmenter leur densité. Entre 1950 et 1992, les densités de puissance des rayonnements électromagnétiques dans la bande des Hyperfréquences ont été multipliées par 10 millions en moyenne.
Ces ondes se caractérisent par une propagation essentiellement en ligne de visée, avec une forte capacité à transporter de grandes quantités d’informations mais aussi une atténuation plus marquée dans l’atmosphère (pluie, oxygène) et une meilleure directivité. Le band-planning ou plan d’attribution des fréquences, établi par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) et décliné localement, découpe cette large bande en sous-bandes dédiées pour optimiser le spectre, éviter les interférences et répartir équitablement les usages entre télécommunications, radiodiffusion, radars, satellites et usagers domestiques.
Ces ondes sont aujourd’hui utilisées dans de nombreux domaines : téléphonie mobile (3G à 5G), technologies sans fil (Wi-Fi, Bluetooth, WiMAX), téléphones DECT, systèmes de navigation par satellite (GPS, Galileo, GLONASS), radars aéronautiques et marins, communications satellitaires (Ku/Ka band), ainsi que les fours à micro-ondes. Le déploiement du 5G et des réseaux mmWave (24 à 100 GHz) a encore accéléré la densification du spectre, tandis que l’Internet des Objets (IoT) et les constellations satellitaires (Starlink, OneWeb) exploitent des bandes spécifiques pour garantir réactivité et couverture mondiale.
Avec le développement de l’Internet à très haut débit, de la 5G avancée et du futur 6G (ondes millimétriques et sub-THz), la densité des hyperfréquences devrait encore croître. Les normes d’exposition (puissance incidente en champ lointain, SAR en champ proche) encadrent leur utilisation, tandis que les études épidémiologiques continuent d’évaluer l’impact sanitaire de ces expositions. Le band-planning reste un outil dynamique : il évolue régulièrement pour libérer des bandes, harmoniser les usages transfrontaliers et préparer les prochaines révolutions technologiques.

Licencié Harec depuis 1990, après une pause de quelques années, j'ai renouvelé mon intérêt pour la radio, je suis particulièrement actif en HF, appréciant le FT8, les contest et la chasse au Dx. Passionné d'informatique, je suis convaincu que le monde des radioamateurs doit évoluer avec les avancées technologiques, notamment avec l'émergence de l'IA dans nos shack.






